Le livre « Je veux des quartiers ! » est sorti de presse

« Je veux des quartiers – le troisième chantier et la chevauchée du collectif 500 »
par Max Jacot, Adèle Jacot, en collaboration avec le collectif 500
Photogaphies de Max Jacot

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Max Jacot vit depuis plus de vingt ans dans le quartier des Grottes à Genève, un quartier populaire situé à l’arrière de la gare Cornavin. C’est un quartier à forte cohésion sociale, qui accueille depuis des centaines d’années artisans, ouvriers, commerçants « historiques » ou squatters. Il est célébré à Genève pour ses fêtes publiques et sa résistance aux projets qui ont souvent tenté de le rendre plus luxueux.

La série « Terriens » a son origine première dans les relations du photographe avec son quartier au long de toutes ces années. Mais elle s’est amplifiée et radicalement transformée avec la dernière tentative de gentrification de ce lieu de vie historique : une extension de la gare Cornavin prévoyait de rayer de la carte une grande partie de ses immeubles, au nom d’un projet de peu de qualité ferroviaire. Depuis plus de trois ans, les habitants ont réagi en proposant une version plus futuriste d’extension de la gare, en souterrain, et à travers l’utilisation des outils d’initiative populaire disponibles en politique suisse, ils ont fini par réunir une très grande adhésion de la population et la quasi unanimité des politiques derrière leur contre-proposition.

Les photographies du livre furent présentes durant toute la récolte de signatures, elles ont fait monter sur les murs de la ville et dans les yeux des passants une réalité tangible de ce qui risquait d’être détruit. Elles ont certainement contribué à l’enthousiasme qui a peu à peu gagné la population.

Le livre « Je veux des quartiers » retrace de l’intérieur les ambiances, les personnages et la force populaire du quartier, il célèbre par l’image et par des textes courts et parfois sauvages les colères et les joies de ces années de lutte.

Mais ce livre témoigne surtout des relations profondes et complexes qui lient l’aventure photographique avec la vie d’une population véritablement ancrée dans un lieu, donnant et recevant l’une de l’autre ce qui les fait exister, un contexte et une signification pour l’aventure photograhpique, et une amplification de la visibilité et de la cohésion symbolique pour le quartier.

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